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Bibliothèque : Et si la beauté rendait heureux?

Et si la beauté rendait heureux?

Pierre Thibault et François Cardinal
Les Éditions La Presse, 201 pages

Toutes les formes de beauté fascinent. Même les bébés sont attirés très tôt par la beauté de certaines personnes (petites ou grandes), par celle des fleurs et des jardins ou celle de charmants petits animaux. « Qu’il est chou » dit ma petite-fille à maintes occasions.

Des adultes sont souvent attirés par de magnifiques maisons anciennes bien conservées ou restaurées avec goût. Ça, l’APMAQ connaît! D’autres sont ébahis devant des paysages à couper le souffle où s’insèrent des maisons très modernes qui respectent l’environnement du dedans et du dehors.

L’identification à une œuvre de beauté, telle un paysage, une maison ou une peinture (certaines maisons anciennes ou très modernes peuvent être considérées comme de véritables œuvres d’art) suscite parfois de telles émotions qu’elles participent au phénomène d’empathie. Déjà, à la fin du XIXe siècle en Allemagne, un courant esthétique s’intéressait à l’einfühlung (ein signifiant en dedans et fuhlen signifiant sentir). Dans le contexte du romantisme allemand « faire Un avec l’œuvre de beauté » privilégie le sentir par rapport au réfléchir et favorise l’expression de la sensibilité, les fantaisies de l’imagination et la communication avec la nature1.

C’est essentiellement de ce phénomène-là dont discutent les deux auteurs Pierre Thibault, architecte et François Cardinal, journaliste spécialiste de l’architecture. À la question Et si la beauté rendait heureux? les deux en font la démonstration à travers la description de quatre espaces aménagés par l’architecte où les mots « nature », « écoute », « osmose avec l’environnement », « liberté » et « sérénité » ont contribué à la qualité des environnements créés. Ajoutons à ces termes le mot « spiritualité » dans le cas de l’abbaye des Cisterciens érigée à St-Jean-de-Matha qui confirme qu’un contact respectueux avec la nature est garant du sentiment de bien-être.

Est discuté, dans ce contexte, l’importance d’ériger des écoles – de la maternelle à l’université – qui soient des lieux de vie où l’apprentissage est inspiré par la beauté des lieux, ce qui ne peut que faciliter la créativité et la communication.

Le cinquième lieu exploré est Copenhague, une ville réputée pour son innovation, son architecture, et son design urbain. Pourraient être invités à s’en inspirer nos édiles municipaux dans l’aménagement de nos villes.

Voici un livre magnifique dont la lecture émeut et rend heureux – M.-L. B.

1 Brunel, M.-L. & Cosnier J. (2012). L’empathie, un sixième sens. Lyon; Presses de l’Université de Lyon, 300p.


Article tiré de La Lucarne printemps 2017 (Vol XXXVIII, numéro 2).

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