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Saint-Ours :

compte-rendu d’une visite

Pierre Gadbois, membre de l’APMAQ

Dimanche, le 10 juillet dernier, le Ville de Saint-Ours accueillait les Amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec (APMAQ). Le temps maussade qu’on annonçait s’est quand même retenu et nous avons pu parcourir très à l’aise le circuit patrimonial élaboré par Mémoires de Saint-Ours, un organisme sans prétention, chapeauté par la paroisse Immaculée-Conception de Saint-Ours, pour mettre en valeur son histoire et son patrimoine bâti conservés par des générations d’Oursois et Oursoises.

Réunis dans l’église, nous avons été reçus par monsieur Benoît Côté, curé de la paroisse qui a agi comme maître de cérémonie et présenté les diverses personnalités responsables de l’événement dont monsieur Sylvain Dupuis, maire de Saint-Ours, qui nous a souhaité la bienvenue et madame Madeleine Pérodeau, elle-même guide et propriétaire de la maison Pérodeau que nous avons pu visiter. Elle nous a renseignés sur l’origine et les divers projets de Mémoires de Saint-Ours. Monsieur Côté a lui-même animé la présentation des édifices curiaux dont l’église, le presbytère et le couvent lequel a servi récemment au tournage du film «La Passion d’Augustine». Quatre équipes se sont ensuite formées pour parcourir le circuit patrimonial suggéré dont une en voiture hippomobile conduite par René Pérodeau et animée par sa sœur Madeleine, pour les visiteurs à mobilité réduite.

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À Saint-Ours, en visite hippomobile conduite par René Pérodeau.
Photo : Marjolaine Mailhot.

Le parcours a été marqué par la visite de quatre maisons anciennes : la maison Marie-Dorion, une mansarde à deux eaux construite en 1905 dans le style Second-Empire, en briques à trois rangées; la maison Pérodeau, une maison en bois lambrissée de briques de style vernaculaire américain, construite vers 1898 par le même bâtisseur que la précédente sur la ferme des seigneurs, ancienne exploitation agricole des seigneurs de Saint-Ours et toujours habitée par les descendants d’Adélard Pérodeau; ensuite, la maison du ferblantier, une québécoise construite en 1922, à même un ancien hangar à grains, voisine de l’ancien atelier du ferblantier Sergias Laventure; enfin, la maison Lapparré-Dorion, une maison d’esprit français en pierres, construite entre 1800 et 1816 par le marchand Jacques Lapparré et occupée plus tard par le docteur Jacques Dorion, médecin, patriote et maire de Saint-Ours.

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Une belle vénérable du village de Saint-Ours.
Photo : Chantal Beauregard.

Le circuit patrimonial nous invitait à prendre connaissance de nombreux bâtiments anciens de tous les styles et matériaux, depuis la maison d’esprit français, à la maison boomtown ou à toit plat, en passant par les nombreuses maisons de style vernaculaire américain, les québécoises et autres cottages villageois. Le parcours était également jalonné de nombreuses maisons villageoises bien entretenues dont certaines très anciennes et d’autres transformées, lesquelles méritent sans doute d’être mieux connues.

Un gros merci à tous les membres de Mémoires de Saint-Ours pour leur souci de protection et de diffusion de leur patrimoine bâti.

 


photoreportagePhotoreportage sur la visite à Saint-Ours


Article tiré de La Lucarne, automne 2016 (vol. XXXVI:4).

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