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Prix de l'APMAQ

Chaque année, l’APMAQ décerne deux prix reconnaissant
l’action de personnes engagées à la sauvegarde et à la
mise en valeur du patrimoine. La Fondation maisons
anciennes du Québec contribue financièrement à la remise de ces prix.
Prix
Thérèse-Romer Lauréats Biographie
Prix Thérèse-Romer
Le prix Thérèse-Romer a été créé,
en 2005, dans le but de reconnaître la contribution de membres
de lAPMAQ à la conservation (entretien, restauration et
mise en valeur) dune maison ancienne.
Éligibilité et critères de sélection
Seuls les membres de lAPMAQ sont éligibles.
Les personnes éligibles posent elles-mêmes leur candidature.
Un membre peut également poser la candidature dun autre
membre avec laccord de celui-ci. Les critères de sélection
sont les suivants:
- Respect du style du bâtiment ;
- Choix des matériaux ;
- Souci des éléments caractéristiques
;
- Harmonie avec lenvironnement naturel et bâti
sous la responsabilité
des candidats.
Dossier de candidature
Le dossier de candidature comprend :
- Une description des travaux effectués avec photos à
lappui (avant, pendant et après) et permettant dévaluer
la qualité de la conservation (restauration, entretien et mise
en valeur) et lharmonie entre le bâtiment et son environnement
matériel et bâti ;
- Des données historiques sur lhabitation
(date de construction, propriétaires successifs), ses transformations
et ses différentes fonctions au cours des années ;
• Cliquer
ici pour consulter le «Guide
de présentation d’une candidature».
Jury*
Un jury de trois personnes est formé par le Conseil
de lAPMAQ pour
étudier les candidatures au prix Thérèse-Romer et
lui présenter une recommandation. Ce jury comprend au moins un
membre qui possède une expérience personnelle de la restauration
dune maison ancienne. Le jury procède, au besoin, à une
vérification sur les lieux.
* Le Conseil de lAPMAQ forme un seul et même
jury pour le prix Robert-Lionel-Séguin et le prix Thérèse-Romer.
Date limite
Les candidatures doivent être soumises au plus
tard le 30 avril de lannée en cours.
Présentation des prix
Les prix sont présentés aux lauréats
ou aux lauréates lors du congrès annuel.
Adresse
Veuillez faire parvenir votre candidature à ladresse
suivante :
Secrétariat
de lAPMAQ
2050 rue Amherst
Montréal (Qc) H2L 3L8
Les lauréats
2008 : HENRIETTE LEGAULT ET AUSTIN
REED POUR LA RESTAURATION DE LA MAISON DU MEUNIER À NEUFCHÂTEL.
Cette maison en pierre est située dans l’ancienne
seigneurie Saint-Ignace, propriété des sœurs
Augustines, et daterait des années 1782-1784. La maison
aurait logé le meunier du moulin que les sœurs auraient
fait construire en 1737 sur la Rivière Duberger. Nous
avons découvert la maison en 1964, peu après l’acquisition
de la propriété par un promoteur immobilier et
juste avant qu’il démolisse la maison pour faire
place à des maisons unifamiliales. Après un an
de négociations, le promoteur a accepté de nous
vendre la maison pourvu que nous achetions une acre de terrain.
En septembre 1965 nous aménageons dans notre maison avec
un jeune enfant, des ressources financières limitées,
et sans subvention, pour entreprendre un projet d’envergure.
Quoiqu’habitable, la maison n’était guère
adaptée à la vie du XXe siècle. Il a fallu
rapidement faire installer un système de chauffage central,
faire des améliorations aux systèmes d’électricité et
de plomberie, et amorcer des travaux d’isolation. À l’intérieur,
nous avons graduellement modifié la configuration des
pièces pour mieux répondre à nos besoins,
mais dans toutes ces rénovations notre objectif était
de conserver le caractère architectural de la maison en
respectant la beauté et l’harmonie des lignes et
des matériaux nobles. Une difficulté majeure dans
les premières années était l’absence
quasi-complète de documents pour guider nos rénovations.
Malgré tout, par observation et déduction, nous
avons réussi à conserver l’essentiel des
boiseries, les plafonds à caissons, tout en mettant en évidence
l’immense âtre et les superbes poutres. À l’extérieur,
nous avons refait les joints de la maçonnerie des quatre
façades, transformé une des fenêtres en porte,
percé une fenêtre pour donner accès à la
cave, replacé une lucarne qui avait été enlevée
lors d’une rénovation antérieure, recouvert
la toiture en bardeaux de cèdre, et remplacé des
volets disparus. Tous ces travaux ont été effectués
par nous-mêmes, sauf la réfection du toit, l’installation
du système de chauffage et une partie de l’électricité et
de la plomberie.
Aujourd’hui notre maison, ses dépendances, un potager,
des plates-bandes, et de nombreux arbres sont ceinturés
par une clôture de perches. La propriété,
maintenant dans un milieu fortement urbanisé, s’y
détache comme un îlot de verdure, intégrant
des éléments des milieux naturels, agricoles et
patrimoniaux.
Après 43 ans de rénovations nous
cherchons toujours à aller
plus loin, à peaufiner ce qui a déjà été fait.
Pourtant, un grand sage nous a avisé de ce danger : « tu
n’en finiras jamais, …et c’est ça qui
est important » (Félix Leclerc).
2007 : Constance
Fréchette
et Jacques Claessens pour la restauration de la maison Gendron
/Marchand à ville de Léry.
Nous avons acheté cette maison sur le
Chemin du Lac à Léry en 1973. C’était
une maison très habitable qui avait été fort «rénovée» aux
années 60. Notre défi était là !
Pour redonner à cette belle ancestrale de fin 18e siècle,
son caractère d’époque, il fallait d’abord
déconstruire ce que les occupants avaient investi pour
moderniser leur demeure : planchers de tuiles caoutchouc,
murs de placoplâtre, portes de contre-plaqué,
etc.
Parallèlement à la restauration
de la maison, il y avait l’aménagement d’un
jardin de broussailles qui cachait la vue du fleuve et
que progressivement nous transformions nous demandant
quel type de bâtiments secondaires y installer pour évoquer–sans
le reproduire- le caractère autrefois rural des lieux. 
Durant 30 ans, par chantiers successifs,
nous retrouvions d’abord la «salle commune» (24’x24’)
où les premiers occupants avaient élevé leurs
familles de 9-10 enfants !
Un curetage complet du carré de
pierre mettait à l’honneur des armoires encastrées,
des planchers de larges madriers (sous trois autres superposés),
des boiseries, etc.
Et pour installer le confort moderne sous les matériaux
anciens, nous faisions tout refaire l’électricité,
le chauffage, l’isolation à l’uréthane
giclée, etc.
Un de nos grands défis a été de
trouver une toiture qui convienne! Nous sommes passés
de la toiture de métal à joints pliés
trop rouillée pour être réparée, à la
toiture de bardeaux de cèdres qui n’a pas duré,
et à celle de bardeaux d’aluminium qui fait actuellement
notre fierté.
Que de recherches, que de démarches pour
dénicher la charnière de forge ou le lustre d’époque,
mais que de joie quand apparaissent dans notre demeure, la
pureté des lignes architecturales, la chaleur du bois
de pin, le modelé des murs de crépi.
Trente ans pour faire revivre 200 ans de
notre patrimoine collectif. De la patience, des sueurs, des
sous, des erreurs, mais également combien de bonheur à réaliser
ensemble un rêve qui devient réel.
Nos deux filles qui ont vécu ce projet
avec nous se sont toutes deux acheté des maisons anciennes.
Elles perpétuent ce goût de connexion avec le
passé, qui enrichit le quotidien de nos vies.

2006 : Ronald
DuRepos pour la restauration de sa maison
à Saint-Joseph-du-Lac.
«Nous avons déniché cette
vieille maison en 1974 au beau milieu d’un verger à Saint-Joseph-du-Lac.
Sa construction en pièces sur pièces remonte à 1840.
Elle n’était pas à
vendre. Nous avons convaincu le propriétaire de nous
la vendre, l’assurant que nous allions donner une deuxième
vie à la maison de ses ancêtres. Abandonnée
depuis 40 ans, la maison servait d’entrepôt à des
fins agricoles, et de ce fait, tous les élémentsarchitecturaux étaient
d’origine : boiseries, portes, fenêtres, planchers,
cloisons.
Une
fois la transaction conclue nous avons déménagé la
maison un kilomètre plus loin sur un magnifique terrain
acheté peu après. Avant le « grand
déménagement », nous avons dû démonter
la toiture pour ne pas accrocher les fils
électriques et les câbles de téléphone.
Nous avons donc entrepris de restaurer ce bijou
en respectant autant que possible son aspect original. Lors
du curetage nous avonsdécouvert le tracé d’une
cuisine d’été démolie dans les années
1940. J’ai alors décidé qu’un jour
je la reconstruirais en suivant le tracé d’origine.
En 1977, j’ai découvert, dans
un rang de Saint-Eustache, une autre magnifique maison abandonnée
depuis 1915, de la même époque que la première
et qui se trouvait dans un très bon
état. Nous l’avons achetée, démontée
et remontée comme cuisine d’été.
Au fil des années, plusieurs autres
bâtiments de même époque se sont ajoutés.
Ces bâtisses abandonnées étaient vouées
au pic des démolisseurs. Tous ces bâtiments, érigés
sur un terrain à flanc de montagne forment maintenant
un ensemble homogène et harmonieux qui nous rappelle
un peu le 19è siècle.
PHOTOS : La maison en 1974 et
en 2000.
Voilà
maintenant trente-deux ans que nous habitons cette maison. C’est
un cadre de vie fort agréable et nous y sommes très
heureux. Nous espérons que Dieu nous accordera d’y
vivre encore très longtemps. Depuis 1992, la cuisine d’été me
sert d’atelier, c’est mon lieu de travail de tous
les jours».
Ronald DuRepos, 2006

2005 : Alain
Prévost
pour la restauration de la
maison Bordeleau-Prévost
(1742) à Neuville. 
«Il est difficile de
présenter la restauration d’une vielle maison.
On s’expose à de nombreuses critiques quant
aux choix qu’on a dû faire. Pour comprendre ces
choix il faut avoir restauré une maison, car vu de
l’extérieur on dit souvent :«ce n’était
pas comme ça dans le temps.» Cette remarque
est très pertinente car une maison ancestrale couvre
plusieurs siècles. Dans le cas de la maison Bordeleau
Prévost c’est d’autant plus compliqué qu’elle
a été agrandie quatre fois au cours des 300
dernières années. En 1960, beaucoup de
composantes architecturales ont été détruites
et perdues à
jamais.
Alors dans la restauration de la maison Bordeleau
Prévost l’esprit des lieux a primé sur
le respect des époques. J’aurais pu choisir d’en
faire une belle québécoise mais les maisons de
type français sont rares. Cette maison est la plus vielle
de Neuville. Elle est un des rares témoins des maisons
de campagne d’esprit français de petite dimension.
Je restaure cette maison depuis sept ans… La
restauration n’est pas terminée mais disons que
l’essentiel des composantes est en place.»
PHOTOS : La maison Bordeleau-Prévost
en 1957,
en 1980,
en 2004.
Alain Prévost, 2005 |

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THÉRÈSE ROMER
Quelques éléments de biographie
La fondatrice de lassociation Amis et propriétaires
de maisons anciennes du Québec (APMAQ), madame Thérèse-Romer,
est née en Pologne à
Varsovie mais cest en Angleterre, à la prestigieuse
Université Oxford, quelle obtient un diplôme
en droit.
Amoureuse du patrimoine bâti et de lhorticulture,
elle fonde tour à
tour lAPMAQ en 1980 et la Société décologie
et dhorticulture de Deux-Montagnes en 1985. À ses
débuts, lAPMAQ avait pour but de permettre léchange
dexpériences entre propriétaires de maisons
anciennes. Pendant huit ans, soit de 1980 à 1988, Thérèse
Romer assume le rôle de secrétaire générale
et de rédactrice en chef de La Lucarne, le bulletin dinformation
de lAssociation. En 1990, elle se voit décerner
par cette même association le prix Robert-Lionel-Séguin
pour son importante contribution
à la mise sur pied dune association vouée à la
sauvegarde et à
la mise en valeur du patrimoine bâti du Québec.
Thérèse Romer continue doffrir
gracieusement de son temps et de son
énergie notamment à la création de la Fondation
Maison et Jardins Chénier-Sauvé, une corporation
consacrée à la conservation et
à la mise en valeur de cette maison située en bordure
de la rivière aux Chênes à Saint-Eustache
et de ses jardins. En 2001, madame Romer reçoit le Pavot
honorifique, une distinction remise par lAssociation des
petits jardins du Québec en reconnaissance de son action
remarquable au sein des cercles horticoles.
À titre de journaliste pigiste, elle collabore à plusieurs
journaux et revues dont Quatre-temps, revue publiée par
le Jardin botanique de Montréal. Thérèse
Romer est également photographe.
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Prix Robert-Lionel Séguin
Décerné annuellement depuis 1984, le prix
Robert-Lionel-Séguin veut souligner la contribution exemplaire
d'une personne qui, au Québec, a oeuvré dans le domaine
de la sauvegarde et de la mise en valeur du patrimoine bâti.
Éligibilité et critères de sélection
Le prix sadresse à des personnes et non à des
groupes, des organismes ou des institutions. On ne peut poser soi-même
sa candidature mais des personnes, des groupes, des organismes ou des
institutions peuvent présenter une candidature. Pour être éligibles,
les personnes dont on propose la candidature doivent avoir fait preuve,
au plan national ou international, d'un engagement soutenu et significatif
dans des activités visant la sauvegarde ou la mise en valeur du
patrimoine bâti du Québec. Cette contribution peut avoir
donné
lieu à une production écrite, à une action significative
de sauvegarde ou à une fonction d'animation, de coordination ou
d'enseignement reliée
à la mise en valeur du patrimoine.
Dossier de candidature
Le dossier de candidature comprend:
- un curriculum de la personne dont la candidature
est proposée ;
- une lettre d'acceptation de cette personne d'être
mise en candidature ;
- un dossier faisant état de sa contribution à la
sauvegarde et à
la mise en valeur du patrimoine (lettres de recommandation - dossier
de presse - photos - documents), le tout pouvant être contenu dans
une enveloppe ;
- une lettre de présentation exposant les raisons
qui militent en faveur de cette candidature.
Jury
Le choix de la lauréate ou du lauréat est
confié à un jury de trois personnes désignées
par le Conseil de l'APMAQ. Les membres du jury proviennent de différentes
régions du Québec. Ils procèdent
à l'étude des propositions de candidature et font rapport
au Conseil de lAPMAQ.
Date limite
Les candidatures doivent être soumises au plus tard
le 30 avril de lannée en cours.
Présentation des prix Les prix sont présentés aux lauréats
ou aux lauréates lors du Congrès annuel.
Adresse
Veuillez faire parvenir votre candidature à ladresse
suivante :
Secrétariat
de lAPMAQ
2050 rue Amherst
Montréal, Qc, H2L 3L8
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Les lauréats
2008 : Louise Mercier, directrice générale
du Conseil des monuments et sites du Québec (CMSQ). Ses engagements
dans le domaine du patrimoine remontent au début des années
1980 alors qu’elle prend la direction d’un groupe de bénévoles
désireux de sauvegarder le Moulin Marcoux de Pont-Rouge. Le CMSQ
jouera un rôle important dans des dossiers comme la reconnaissance
d’un statut particulier pour le mont Royal et l’aménagement
du Vieux-Port de Québec.
2007 - Clément Demers, architecte
et urbaniste; à titre
de directeur général de la Société immobilière
du patrimoine architectural de Montréal de 1988 à 1994,
il a apporté une contribution essentielle à des projets
de mise en valeur du patrimoine du Vieux-Montréal ; artisan majeur
de la création de la Fondation du patrimoine religieux du Québec.
2006 - Gérard Beaudet, urbaniste, professeur
titulaire et directeur de l'Institut d'urbanisme de l'Université de
Montréal;
président d' Héritage-Montréal (1997-2000) ; prix
Hans Blumenfeld de l'ordre des urbanistes du Québec (2003); Auteur
de Le pays réel sacrifié (2000).
2005 - Clermont Bourget, géographe et urbaniste, initiateur
du programme Villes et villages d’art et de patrimoine.
2004 - Raymonde Gauthier, historienne de l’art engagée
dans la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine culturel de Montréal.
2003 - Jean-Claude Marsan, architecte, initiateur d’un programme
de maîtrise pour la conservation de l’environnement bâti
et auteur d’ouvrages sur la mise en valeur de sites et de monuments
historiques.
2002 - Rosaire Saint-Pierre, ardent défenseur du patrimoine
bâti du Québec, il a oeuvré à la restauration
de plusieurs bâtiments patrimoniaux dont le moulin de Mgr de Laval
(1695) à Château-Richer.
2001 - Hélène Leclerc, initiatrice de la restauration
et de la mise en valeur du Domaine Joly de Lotbinière.
2000 - Dinu Bumbaru, expert reconnu du patrimoine, directeur des
programmes à Héritage-Montréal et secrétaire
général d’Icomos.
1999 - Gaston Cadrin, géographe, initiateur du Groupe d’intervention
et de recherches appliquées au milieu (Giram).
1998 - Jean Bélisle, professeur d’histoire de l’art,
auteur de recherches sur le patrimoine de la région de Montréal.
1997 - Claude Turmel, initiateur du Comité de construction
et d’art sacré de l’Archevêché de Montréal
et de la Fondation du patrimoine religieux du Québec.
1996 - Paul-Louis Martin, ethnologue, créateur et animateur
du domaine de la prune à Saint-André-de-Kamouraska.
1995 - Hélène Deslauriers, historienne et archéologue;
François Varin, architecte, restaurateur et promoteur du programme
Rues principales.
1994 - Jules Romme, historien et auteur d’ouvrages sur le
patrimoine du Québec (décédé).
1993 - France Gagnon-Pratte, historienne de l’art,
auteure, animatrice et inspiratrice du Conseil des monuments et des
sites.
1992 - Guy Pinard, journaliste et auteur d’ouvrages sur le
patrimoine de Montréal.
1991 - Daniel Carrier, historien, auteur et
initiateur du Centre de documentation du patrimoine beauceron.
1990 - Thérèse Romer, journaliste et fondatrice,
en 1980, de l’association Amis et propriétaires de maisons
anciennes du Québec (APMAQ).
1989 - Pierre Cantin, architecte et animateur de la mise en valeur
de la Côte de Beaupré.
1988 - André Robitaille, architecte, auteur et cofondateur
du Conseil des monuments et sites du Québec (CSMQ).
1987 - Luc Noppen, historien de l’art,
auteur de nombreux ouvrages sur le patrimoine urbain.
1986 - Jean-Marie DuSault, antiquaire et restaurateur
de maisons patrimoniales de Deschambault.
1985 - Michel Lessard, historien, auteur de nombreux ouvrages sur
le patrimoine mobilier, immobilier et paysager du Québec.
1984 - Arthur Labrie, biologiste, initiateur de la restauration
et de la mise en valeur du Moulin de Beaumont (décédé).

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Robert-Lionel Séguin (1920-1981)
Né à Rigaud, Robert-Lionel Séguin
sinitie à lhistoire et à lécriture
au contact des membres de la Société de généalogie
de son village natal. Tout jeune, il sentoure dobjets
quil utilisera plus tard dans ses écrits. En 1946,
il entre aux archives judiciaires de Montréal, puis
poursuit des études en vue de lobtention, en 1951,
d'une licence en sciences sociales, économiques et politiques.
Dans les décennies suivantes, il publie de nombreuses études
et simpose progressivement comme lartisan majeur
dune discipline qui se crée : lethnologie.
En 1981, lUniversité de Strasbourg lui décerne
un doctorat ès lettres et ethnologie qui reconnaît
les qualités exceptionnelles de ses recherches .À travers
des uvres telles que La civilisation traditionnelle
de lhabitant aux XVIIe et XVIIIe siècles, La
vie libertine en Nouvelle-France, Léquipement
aratoire et horticole du Québec ancien et Les
jouets anciens du Québec, il révèle
au public les divers aspects de la vie quotidienne des habitants
de la vallée du Saint-Laurent.
Parallèlement à ses tâches
de professeur à lUniversité du Québec à Trois-Rivières,
il crée un Centre de documentation en civilisation matérielle,
la Revue dEthnologie du Québec et Les Archives dethnologie
du Québec. Avec la collaboration de Léo Plamondon,
il réalise également une série de films
consacrés aux métiers traditionnels intitulée:
Des métiers et des hommes.
Honoré par des prix prestigieux, membre
de sociétés savantes, connu tant au Musée
de Trois-Rivières quà La Rochelle où sont
exposés des artefacts de sa collection, Robert-Lionel
Séguin, ainsi que le souligne Jean-Claude Dupont, sest
façonné lui-même par un travail acharné dans
une discipline aux domaines de recherche multiples et dont il
a jeté presque à lui seul les bases scientifiques
: lethnologie historique québécoise.
Avec la complicité de son épouse,
Huguette Servant, Robert-Lionel Séguin a constitué une
imposante collection dobjets et de bâtiments anciens
légués à lUniversité du Québec à Trois-Rivières.
Cette collection est présentement conservée dans
les réserves du Musée québécois de
culture populaire à Trois-Rivières.
Pour en savoir davantage
sur Robert-Lionel Séguin, on peut visiter les sites internet
suivants :
www.culturepop.qc.ca
et
www.uquebec.ca/mag/mag97_02/Doss.htm
On peut également consulter le livre de
Marcel Brouillard, Lhomme aux trésors, Québec
Amérique, 1996, 205 pages et larticle de Maurice
Carrier, La Lucarne, automne 1994, vol. XIV, no3, page
3.
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