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À propos de l’année 2016

Louis Patenaude, président de l’APMAQ

La tenue de l’assemblée générale est l’occasion de se pencher sur l’année écoulée et de tenter d’en rappeler quelques points forts. Où en est la sauvegarde du patrimoine en cette fin de 2016 ?

Espoirs et menaces

Les derniers mois ont vu notre gouvernement entreprendre un renouvellement de la politique culturelle québécoise. Cette initiative, incluant le patrimoine, n’a pas été sans susciter de nouveaux espoirs chez tous ceux qui ont à cœur la sauvegarde de nos maisons anciennes. L’APMAQ y a pris une part active en rappelant des positions maintes fois exprimées mais hélas toujours d’actualité.

Paradoxalement, alors que se déroulaient ces audiences présidées par le ministre, le sort des maisons anciennes ne cessait de nous alarmer au plus haut point. La maison Chénier-Sauvé de Saint-Eustache et la maison Boileau de Chambly n’ont été « sauvées » in extremis que grâce à une importante mobilisation et la maison Atkinson ainsi que la maison Tourigny de Magog sont toutes deux tristement disparues. Au moment d’écrire ce texte, la maison Villeneuve de Charlesbourg est menacée comme tant d’autres et la maison Déry, également de Charlesbourg, fait l’objet d’un moratoire de 30 jours.

Cet état de choses a été largement évoqué par plusieurs organismes dont l’APMAQ dans le cadre des consultations ministérielles. L’avenir nous dira si notre politique renouvelée nous permettra de sortir de ce registre de crise constante où le patrimoine, bien que protégé légalement, est trop souvent menacé et où une maison ancienne, même après avoir été « sauvée », doit demeurer l’objet d’une surveillance attentive.

Cette dualité entre la perspective d’une politique qu’on espère plus rigoureuse et un état du patrimoine peu rassurant a marqué l’année écoulée. Que nous réserve l’année 2017 à cet égard?

Nos visites de 2016

Lors de nos visites de l’été, l’accent a été mis sur une documentation plus approfondie quitte à ce que dans certains cas, comme à Saint-Henri-de-Lévis, un nombre moindre de maisons figurent au programme. Devant la réaction favorable des participants et afin de favoriser une connaissance toujours plus poussée du patrimoine l’APMAQ poursuivra dans ce sens.

L’APMAQ au verger

Les pommes de Saint-Joseph-du-Lac ont fait les délices de plusieurs lors de la visite de l’APMAQ au verger de Pierre Villeneuve, le 25 septembre dernier. L’exposé sur la pomiculture par M. Villeneuve et la dégustation de variétés peu courantes nous ont beaucoup appris sur ce précieux patrimoine végétal. Pour cette activité hors-série qui fut un succès, l’AMAQ exprime sa reconnaissance aux hôtes et aux organisateurs.


Article tiré de La Lucarne hiver 2016-2017 (Vol XXXVIII, numéro 1).

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