A+ A-

La parole aux lecteurs

La parole aux lecteurs

Nous avons reçu un commentaire de la part de Luc Fontaine, architecte, à la suite de la publication de La Lucarne du printemps 2017. Voici le commentaire et une note d’explication de Clément Locat.


Commentaire
Luc Fontaine, architecte

J’étais bien surpris de voir en page couverture de la revue de l’APMAQ Printemps 2017, une photo de la Maison Pâquet de Saint-Nicolas en exemple d’une ‘’toiture munie de nombreuses lucarnes couverte de bardeau de cèdre’’.  Il s’agit plutôt de bardeaux de type Enviroshake fabriqués de fibre de bois et de pneus recyclés. Avec le temps et l’effet des rayons UV, la couleur de ce matériau devient gris argenté, se rapprochant de la couleur du vrai bardeau de cèdre gris-nordet. C’est surprenant et votre photographe ne l’a pas remarqué.

Cette maison étant classée monument historique, en 2007, le Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine (MCCCF) avait accepté la demande du propriétaire M. Jean-François Taschereau d’utiliser ce matériau de substitution qui a une durée de vie bien supérieure à celle du bardeau de cèdre. Cette expérience du ministère est peut-être une exception à la règle d’utiliser des matériaux traditionnels dans les travaux de restauration de leurs bâtiments patrimoniaux. J’ai eu l’occasion de suivre les travaux de réfection de la toiture à l’automne 2007 et au printemps 2008 et le résultat final est bien acceptable. Par contre, je demeure fidèle à l’utilisation du bardeau de cèdre sur nos bâtiments patrimoniaux.


Mot d’explication
Clément Locat, membre du comité de sauvegarde

Nous vous remercions pour les précisions que vous apportez sur la nature réelle de la toiture de la Maison Paquet. La photo de cette maison n’avait pas été prise spécifiquement pour cet article par Luc Charron. Ce dernier, qui connait pourtant le bâti ancien, n’avait pu s’approcher de la maison Paquette, compte tenu qu’il s’agit d’un lieu privé, ce qui explique en partie la méprise.

Si la confusion entre les deux matériaux est à ce point possible, cela démontre que ce nouveau matériau représente un bon potentiel de remplacement du bardeau de cèdre pour certaines maisons. Nous avons observé par ailleurs depuis quelques années que nombre de propriétaires de maisons anciennes ont remplacé des couvertures de bardeau de cèdre par des revêtements de tôle à la canadienne ou de tôle pincée, compte tenu de la durée de vie très courte de leur couverture de bardeau, qui n’a pas dépassé quinze ans dans certains cas. Il est à espérer que les résultats de la recherche dont nous faisions part dans cet article de La Lucarne amène de nouveau des propriétaires à utiliser ce matériau traditionnel.


Article tiré de La Lucarne, été 2017 (vol. XXXVIII:3).

© APMAQ 2017. Tous droits réservés sur l’ensemble de cette page. On peut reproduire et citer de courts extraits du texte à la condition d’en indiquer l’auteur et la source, mais on doit adresser au secrétariat de l’APMAQ toute demande de reproduction de photos ou du texte intégral de cette page.

Infolettre

L'infolettre, uniquement en version électronique, est publiée quatre fois l'an généralement entre deux publications de la revue La Lucarne. C'est un moyen de communication rapide et efficace permettant d'être au courant des activités, des événements majeurs et des primeurs de l'APMAQ.