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Le parc maritime de Saint-Laurent

Là où l’insularité prend tout son sens

Le parc maritime de Saint-Laurent : Là où l’insularité prend tout son sens
Sylviane Pilote, directrice générale du Parc maritime de Saint-Laurent

Chantier maritime,1917 © Parc maritime de Saint-Laurent

Chantier maritime,1917 © Parc maritime de Saint-Laurent

Chalouperie Godbout, 2018 © Jerry Roy

Chalouperie Godbout, 2018 © Jerry Roy

En 1908, Philéas Fillion achète un terrain à Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans pour y entretenir et y réparer des embarcations. Son fils Ovide y démarre ensuite le Bassin de radoub de Saint-Laurent qui deviendra, en 1911, le Chantier maritime de Saint-Laurent I.O. ltée. Ovide Fillion poursuit ainsi l’œuvre de son père Philéas, décédé en 1909. Plusieurs membres de la famille Fillion s’impliqueront, au fil des années, dans l’administration de l’entreprise. Le Chantier maritime, à son apogée, compte parmi les plus importants chantiers avec, à une certaine époque, plus d’une centaine de travailleurs. Les vestiges de cette activité industrielle, toujours présents sur le site de l’actuel Parc maritime de Saint-Laurent, laissent percevoir l’ampleur de ce chantier dirigé durant six décennies par une même famille, les Fillion. Le Chantier maritime de Saint-Laurent a été la plus importante industrie de l’Île d’Orléans. Les activités de construction navale se sont déroulées de 1908 à 1967. La construction, la réparation et l’hivernage des goélettes constituaient ses principales activités. D’abord connu pour ses navires à voiles, le chantier a ajouté au fil des ans la construction de goélettes. On y a développé différents types de navires à propulsion mécanique, en bois ou en acier. Le chantier a également été renommé pour la fabrication de ses pièces usinées : réservoirs, hélices, treuils, etc. Avec le développement du réseau routier au Québec, le camionnage remplace peu à peu le transport maritime et met fin graduellement à l’utilisation des petits caboteurs. Faute de demandes, le Chantier maritime ferme ses portes en 1967.

Travailleurs au chantier, construction de balayeurs de mines, 1942 © Parc maritime de Saint-Laurent

Travailleurs au chantier, construction de balayeurs de mines, 1942 © Parc maritime de Saint-Laurent

La Corporation du Parc maritime de Saint-Laurent :
Fondée en 1995, sa mission est de préserver, mettre en valeur et fait connaître le patrimoine maritime de Saint-Laurent et de l’Île d’Orléans. Institution culturelle reconnue et soutenue par le Ministère de la Culture et des Communications, elle est née du désir de témoigner du patrimoine maritime de l’île.

Le Parc maritime de Saint-Laurent met notamment en vedette La chalouperie Godbout, construite en 1837, qui a accueilli au fil du temps trois générations de fabricants de chaloupes. La chalouperie a été classée immeuble patrimonial par le gouvernement québécois en 1977. En 1989, le déplacement de La chalouperie sur le site de l’ancien Chantier maritime de Saint-Laurent, alors désaffecté, fait naître le projet du Parc maritime.

Aujourd’hui le Parc maritime de Saint-Laurent accueille chaque année de juin à octobre, plusieurs dizaines de milliers de visiteurs venus d’un peu partout tant du Québec, du Canada que de l’international. Des guides-interprètes passionnés et professionnels font découvrir le site en offrant des visites tout au long de l’été. Des conférences, des activités à caractère historique, patrimonial ou culturel, sont aussi organisées et s’adressent tant aux visiteurs adultes, aux clientèles scolaires qu’aux résidents de Saint-Laurent. Le riche passé de cet ancien chantier maritime est certes à découvrir et revêt une grande importance pour le village de Saint-Laurent. D’ailleurs, un projet de concertation citoyenne a été mis en place. On en apprendra davantage sur l’histoire du chantier maritime en parcourant le circuit d’interprétation patrimonial. L’histoire et le passé maritime ont certes marqué la vie et l’économie de cette municipalité.

 


Article tiré de La Lucarne – Automne 2018 (Vol XXXIX, numéro 4).

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