Un dimanche à Saint-Denis-De la Bouteillerie

21 août 2022

Claire Pageau

Sous un soleil radieux accompagné d’une brise fluviale, les participants ont été séduits par les découvertes historiques et patrimoniales de Saint-Denis-De La Bouteillerie ; c’est là le plaisir de découvrir les secrets cachés du Québec.

La chapelle de la Grève avec vue grandiose sur le fleuve a servi de lieu de rencontre aux participants. Tous ont été chaleureusement accueillis par la mairesse, madame Nicole Généreux et la présidente du Conseil d’administration de la maison Chapais, madame Claire Dumouchel. À la suite d’une mise en contexte historique de la région par monsieur Yves Gagnon, tous se sont dirigés vers la grève pour profiter de la vue panoramique en dégustant le pique-nique du midi.

Une visite s’imposait à la maison Chapais. Sise sur un promontoire, cette impressionnante maison canadienne fut érigée en 1833 par Jean-Charles Chapais, commerçant et futur Père de la Confédération. Descendant de cette famille, Bernard Chapais accueillait lui-même les participants à l’entrée de la maison pour leur transmettre le vécu de sa famille et les liens que ceux-ci entretenaient avec le site.

Bien conservée, cette maison a, de plus, hérité de l’ameublement familial et de nombreux objets d’usage courant ou décoratif transmis d’une génération à l’autre. Soulignons qu’un réfrigérateur de 1835 bénéficie toujours de sa garantie de 100 ans ! On savait bien faire les choses à l’époque.

La maison de ferme du XIXe siècle de la famille Gagnon nous a permis d’apprécier le travail minutieux de son propriétaire qui a soigneusement refait, avec art et compétence, un plafond à caissons identique à celui d’origine. Le poulailler situé à l’arrière de la maison mérite son coq en fer forgé, emblème des « petits patrimoines » de Kamouraska.

La troisième visite, celle de la maison Jean Paillant dit St-Onge, nous a transportés dans une ère plus ancienne. En effet, la première partie de cette résidence remonte vraisemblablement à la fin du XVIIIe siècle ; les clous forgés et les murs arrondis en sont les témoins. Une partie plus récente, datant tout de même du XIXe, comporte des boiseries remarquables, particulièrement les revêtements autour des fenêtres et des persiennes. Au fil des ans, les propriétaires ont procédé eux-mêmes à la restauration en respectant les éléments du temps passé. Les membres ont pu ensuite apprécier la collection d’objets maritimes du regretté chanteur Paolo Noël.

Le rassemblement de fin de journée s’est déroulé sur la place publique d’où on pouvait admirer l’église, le cimetière, son calvaire, son charnier et l’imposante statue du fondateur du mouvement de la tempérance au Québec en 1842, le curé Édouard Quertier. Une visite libre de la boutique d’artisanat des fermières suivie d’un goûter dans les jardins de la maison Chapais ont complété cette journée sur une note champêtre.

Revoir les photos dans la Chronique du 10 juillet : une journée ensoleillée dans le Bas-St-Laurent


Article tiré de La Lucarne – Automne 2022 (Vol XLIII, numéro 4).

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