L’APMAQ à la découverte des charmes de Charlevoix

L’APMAQ à la découverte des charmes de Charlevoix

2 septembre 2023

Diane Jolicoeur

En cette saison estivale à la météo plutôt capricieuse, la journée du dimanche 6 août s’annonçait ensoleillée… quelle chance !

Le rassemblement des membres a eu lieu chez Félix-André Têtu et sa conjointe, Christine Desbiens, sur le chemin du Ruisseau-Jureux, à Saint-Irénée. Après les inscriptions d’usage et les échanges entre les visiteurs toujours heureux de se retrouver, Clément Locat, président de l’Association, a adressé un mot de bienvenue aux participants, puis a présenté Odile Comeau, mairesse de Saint-Irénée et préfète de la MRC de Charlevoix-Est. Agroéconomiste de formation, Comeau a retracé pour nous l’historique de la Seigneurie de La Malbaie, l’occupation des lieux par les pionniers de l’agriculture, de la navigation et de la pêche. Elle a ensuite expliqué comment ce site enchanteur entre montagnes, collines et mer a favorisé le développement de la villégiature, d’abord à la Pointe-au-Pic par la classe aisée anglophone, puis à Saint-Irénée par la bourgeoisie francophone qui a construit de luxueuses demeures, dont celles d’Adolphe-Basile Routhier, de Joseph Lavergne et de Rodolphe Forget. La mairesse a fait état du plan d’urbanisme, des règlements de zonage, de construction, d’architecture et de paysagement en vigueur dans sa municipalité, ainsi que du rôle du comité local du patrimoine.

À dix heures, nous nous mettons en route vers les hauteurs de Saint-Irénée, dans le rang Terrebonne, aux Ateliers Charlevoix, pour rencontrer le potier Stéphane Bouchard. L’accueil y est des plus chaleureux ; monsieur Bouchard nous fait la démonstration de son savoir-faire par de courts vidéos explicatifs, puis nous découvrons, à la boutique de poterie, des oeuvres exclusives et des pièces émaillées superbes fabriquées selon le procédé Raku, une technique de cuisson d’origine japonaise. À l’étage du bâtiment ancien, lequel a conservé son charme bucolique, se trouve une galerie d’art exposant les tableaux récents du peintre Marc De Blois, de même que les bijoux et les textiles créés par la conjointe de monsieur Bouchard, Nancy Giguère, une artiste passionnée qui a elle aussi à coeur la transmission des traditions séculaires.

Le déroulement de la journée se poursuit le long de la magnifique plage de Saint-Irénée où les visiteurs peuvent se détendre en admirant le fleuve, tout en dînant au Casse-Croûte Chez Ginette ou sur la terrasse de la biscuiterie artisanale Chez Léon et Lily. Cet endroit charmant, rénové récemment, retrace l’Histoire de la fabrication de ce délice. Saviez-vous que le « biscuit » s’appelle ainsi, car il est cuit deux fois ??

Puis, notre groupe s’est dirigé vers le Moulin seigneurial des Éboulements, où Jean-Guy Tremblay et sa jeune collègue nous ont cordialement accueillis. Cet ancien moulin à farine, construit en 1790, fut entièrement restauré ; c’est l’un des derniers moulins encore en fonction au Québec. Monsieur Tremblay y est né, y a grandi et y travaille toujours ! C’est donc dire à quel point ses connaissances sont précieuses, et ses explications tout à fait captivantes. Les mécanismes sont toujours en place et fonctionnels, permettant ainsi de comprendre les multiples étapes de la mouture… quel accomplissement … il fallait travailler fort pour mettre du pain sur la table !

La visite suivante nous amène au Musée maritime de Charlevoix, à Saint-Joseph-de-la-Rive. Dans un décor enchanteur entre la mer et la montagne, on y découvre des sentiers pédestres, une boutique sympathique, de nombreuses expositions d’artefacts, et des salles de visionnement où l’expérience multimédia permet de comprendre la vie des marins d’autrefois. On peut également visiter les installations du chantier maritime et ses différents équipements, de même que des goélettes en cale sèche, recouvertes d’un immense toit afin de les protéger des intempéries. Rien de tel que de grimper à leur bord, gagner la cabine du capitaine et toucher le gouvernail pour imaginer les difficultés rencontrées par les navigateurs de l’époque !

De retour chez monsieur Têtu et madame Desbiens, ceux-ci nous font découvrir fort aimablement et de façon détaillée leur engagement dans la sauvegarde de leur magnifique domaine. Tous les membres de l’APMAQ présents à cette visite ont pu apprécier la qualité et l’ampleur des travaux échelonnés entre 2005 et 2018 : reconstruction des barrages et de la cabane du pêcheur en bordure de mer, réfection de l’immense grange, rénovation de la maison principale et de sa voisine, avec leur mobilier authentique dont les origines, parfois surprenantes, sont racontées par monsieur Têtu avec force détails et humour ! Une collation fut ensuite servie sous un petit chapiteau au milieu de la pelouse — surplombant le fleuve d’où le regard pouvait embrasser les plates-bandes de fleurs et les oeuvres d’art ! Nul doute que l’on comprend bien pourquoi la préservation de ce site patrimonial de Charlevoix a mérité le prix Thérèse-Romer 2022… on ne pouvait rêver mieux !

D’autres photos sont affichées dans la rubrique « Souvenirs des activités passées »


Article tiré de La Lucarne – Automne 2023 (Vol XLIV, numéro 4).

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