Rougement, patrimoine insoupçonné

26 octobre 2019

ROUGEMONT, PATRIMOINE INSOUPÇONNÉ
Marie-Louise Séguin, membre de l’APMAQ

Une trentaine de personnes provenant de différentes régions du Québec ont pris part à la visite hors-série de l’Association des propriétaires de maisons anciennes du Québec (APMAQ) du dimanche 4 août 2019  à Rougemont.

Au programme de cette sortie; visites de deux maisons, de deux lieux de culte et d’une entreprise agricole de renom. C’est à la chapelle anglicane St-Thomas, au 51 rue Principale, que les participants ont d’abord été accueillis par les organisateurs de l’APMAQ et son président, Louis Patenaude.

Ils ont pu y entendre Marion Standish, bénévole depuis de très nombreuses années au sein de l’église anglicane locale, relater l’histoire de la chapelle.

Construite en 1847-1848, la chapelle est de style gothique et est pratiquement intacte à ce jour. En 1939, un nouveau lambris extérieur a été posé sur sa structure en bois chevillé, intégrant pour la première fois des clous au bâtiment.

Son intérieur est décoré d’une imposante mouluration en bois et compte un petit chœur où se trouve un orgue de barbarie construit en 1844 par le facteur Joseph William Walker de Londres en Angleterre. Cet orgue, de bois d’acajou, compte trois cylindres avec une dizaine de mélodies chacun du répertoire musical religieux anglican du milieu du XIXe siècle.

Les participants ont d’ailleurs pu entendre la sonorité particulière de cet orgue que madame Standish a joué pour leur plus grand plaisir.

Actuellement, la chapelle est toujours fréquentée par les anglicans de Rougemont et de la région avoisinante. Une célébration s’y tient tous les mois de l’année (à l’exception d’août et de janvier), à laquelle assistent généralement moins d’une dizaine de personnes.

Deuxième étape de la visite : la cidrerie Jodoin, propriété de la famille Jodoin, établie en 1901 à Rougemont. Les Jodoin, après avoir été des pomiculteurs durant trois générations, œuvrent maintenant dans un nouveau créneau avec la production de cidre artisanal et divers autres produits, dont des spiritueux et des moûts de pomme.

Les participants ont d’abord effectué une visite guidée des chais et des lieux de production de l’entreprise, où ils ont pris connaissance des différents procédés de fabrication, pour ensuite être conviés dans le décor contemporain de la salle de dégustation pour goûter cidre, mousseux et cidre de glace. Les participants ont ensuite profité de l’accueillante terrasse de la cidrerie pour le dîner de groupe.

En après-midi, les participants ont visité l’église catholique Saint-Michel-de-Rougemont où Gilles Bachand, historien et président de la Société d’histoire et de généalogie des Quatre-Lieux, a fait une très intéressante présentation de l’histoire de la région et du lieu.

Construite en 1930, l’église et le cimetière réservent quelques surprises au visiteur. La décoration de la voûte et du transept sont l’œuvre de l’artiste-peintre Ozias Leduc de Saint-Hilaire. Tandis que les quatorze stations du chemin de croix ont été réalisées par Paul-Émile Borduas, alors qu’il état apprenti d’Ozias Leduc. Ce chemin de croix est l’une des dernières œuvres figuratives réalisée par Paul-Émile Borduas. Le cimetière, situé à l’arrière de l’église, a la particularité d’être orné de dizaines de boîtes blanches en bois, remplies de géraniums. La Fabrique de la paroisse a trouvé cette très originale idée pour recueillir des fonds. Chaque boîte est offerte au montant de 50 $ pour fleurir la tombe d’un proche durant l’été. L’idée remporte beaucoup de succès et l’effet est très réussi.

Les participants ont ensuite été très chaleureusement accueillis dans deux résidences de Rougemont. Dans la maison de Jimmy Bouchard, une maison de village de fin d’époque victorienne, ils ont pu voir d’uniques plafonds en tôle embossée dont les motifs diffèrent d’une pièce à l’autre, et apprécier l’intimité de la cour arrière, bordée d’arbres et arbustes, et dont le centre est occupé par un érable de plus de cent ans offrant une ombre généreuse.

Dans l’ancien presbytère, propriété de Murielle Pétrin et Gilles Laperle, les participants ont admiré l’imposante galerie, le détail des portes d’entrée entièrement décapées et vu les photos de toutes les étapes de la transformation du bâtiment : de presbytère à restaurant, et maintenant, à résidence.

Dans chacune de ces résidences, les participants ont été accueillis avec jus, eau, café, gâteaux et tartes. Des hôtes hors-pairs.

Encore une fois, cette visite, très bien organisée, s’est déroulée dans le plaisir de la découverte et de surcroît par beau temps.


Article tiré de La Lucarne – Automne 2019 (Vol XL, numéro 4).

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