Nouvelles




Ma pierre angulaire

  24 août 2020

Avant d’entreprendre le curetage complet de notre maison, nous devions attendre le départ de nos locataires. Or, un certain soir en mai 1978, les sœurs Provost, nous réservant une surprise, nous apprirent que les deux cheminées de la maison furent détruites par leur père aux premières heures du XXe siècle. Ce dernier avait décidé de moderniser la maison familiale et tant qu’à y être, de démolir du même coup son vieux bas-côté construit au XVIIIe siècle ; puis, d’un sourire narquois, elles nous dévoilèrent l’endroit où retrouver les terrasses des deux foyers. Génial, elles reposaient alignées au pied des marches de la porte principale de la maison. C’est un excellent début pour des restaurateurs en herbe, deux éléments d’origine retrouvés !

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Autour des retours d’avant-toit

  24 août 2020

Pendant près de 115 ans, une maison peut accueillir ou subir la présence de ses occupants. Par exemple, vers 1923, notre demeure s’embourgeoise grâce à l’ajout d’une aile en devanture, une intervention dans la continuité du courant victorien de l’époque. Toutefois, il en est autrement en 1985, lorsque s’immisce la mode du revêtement de vinyle. Les installateurs doivent alors araser les chambranles, les consoles à denticules et les corniches à consoles pour poser ce parement synthétique. Un geste qui s’explique par la motivation du propriétaire à éliminer ses prochaines corvées de peinture ; c’est un argument mis de l’avant par les vendeurs du produit.

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L’effeuillage de ma pierre angulaire

  1 juin 2020

Jean-Robert Grenier

1978 est l’année qui précède les grandes décisions. L’année où nous devons apprendre à effeuiller délicatement couche par couche tous les printemps de la maison. L’année où nous devons apprivoiser le gardien de ces époques oubliées afin de mieux comprendre et de mieux découvrir ce qu’il a à nous révéler. De nombreux mystères sont au menu, car plus de 200 ans d’histoire ont beaucoup à raconter, à préserver et à mettre en valeur…

Un soir pluvieux d’octobre ’77, en arrivant à Calixa-Lavallée, une jeune femme fait du pouce sur la montée Labonté. Sans hésiter, je m’arrête et l’invite à monter dans ma voiture.

— Bonsoir, où allez-vous ?
— Ah, je ne vais pas très loin.

Mon mari et moi habitons le Second-Ruisseau, à deux milles et demi d’ici.

 Je vous y amène avec plaisir, montez, vous risquez de vous enrhumer par une pluie si froide !

Rendus chez elle, elle m’invite à visiter sa vieille maison de pierres en restauration depuis plus d’un an. C’est le coup de foudre !

— Qu’elle est belle… votre maison, comme ça sent bon chez vous, qu’elle est cette odeur ?
— C’est le parfum du bois de pin, me dit-elle.

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Une corniche qui s’affiche

  1 juin 2020

Pierre Bleau

Avant de restaurer la corniche, il a fallu remplacer la toiture pour délimiter le débord du toit. Nous retenons donc les services d’un ferblantier couvreur de confiance. Il retire le profilé d’acier de couleur rouge des années 80 (et adieu aux bardeaux d’asphalte noir laissés en dessous), pour installer une tôle à joints pincés d’une teinte moins festive plus conforme au courant victorien de la maison. Le retrait de la vieille toiture laisse voir une saillie en piètre état. En effet, le couvreur de 1981 avait retiré les doucines et soufflé la planche de rive avec du bois traité pour ensuite recouvrir le tout d’une feuille d’aluminium blanc.

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Pierre Moussard, gardien de notre identité

  1 juin 2020

Clément Locat et Luc Charron

L’APMAQ a eu la chance à l’été 2019, de visiter quelques maisons anciennes de Calixa-Lavallée, puis de circuler sur le rang de la Beauce et constater que cette municipalité est un haut-lieu d’architecture traditionnelle au Québec, notamment par ses nombreuses maisons de pierre. Un des points forts de cette visite fut certainement la propriété de Pierre Moussard qui inclut, outre une maison exceptionnelle, plusieurs bâtiments agricoles d’une grande valeur.

Pierre Moussard, né en France dans la région du Jura a émigré au Québec afin d’éviter la conscription pour la guerre d’Algérie. Il traverse l’Atlantique, en 1957, à l’âge de 18 ans. À son arrivée, il s’installe à Montréal et vit de différents métiers, comme garçon d’hôtel puis courtier en livres.

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Maison ancestrale Guimont

  15 avril 2020

Dans la ravissante municipalité de Cap-St-Ignace (sur la Rive Sud de Québec), se trouve, discrète, une résidence classée en raison de son âge vénérable. Sa « classe » ne repose pas tant sur des considérations d’ordre esthétique puisqu’il s’en trouve de plus jolies. La nôtre se démarque par son authenticité, son intégrité et par le respect que son âge avancé impose. En fait, malgré son dos voûté, elle dégage une beauté intérieure de par son vécu ainsi que par son âme. Il faut dire que plusieurs de ses admirateurs la trouve charmante et … encore jolie!

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