Nouvelles




Ma pierre angulaire

  26 mai 2021

Lorsqu’on entreprend le récit de la restauration d’une vieille maison, le devoir de mémoire s’impose même s’il est souvent douloureux. Dans mon petit village de Calixa-Lavallée, parmi les 13 couples qui ont entrepris ce chemin de croix, un seul demeure uni. C’est une épreuve doublement difficile à surmonter, très peu y parviennent. Par pudeur, on soulève rarement cette question qui est pourtant au coeur des travaux de restauration de nos maisons anciennes.

Lire la suite

Une balustrade en cascade

  26 mai 2021

Pierre Bleau

Nous avons abordé dans La Lucarne du Printemps 2021, les étapes menant au remplacement de la base des poteaux d’une galerie. Nous poursuivons avec l’installation de la balustrade et l’importance de s’attarder aux détails d’assemblage. Notre intention est de fabriquer une balustrade qui est résistante aux affres de la pourriture du bois et à l’apparition de taches de rouille autour des vis.
Avant de procéder au montage final, il faut traiter toutes les surfaces du bois en appliquant un protecteur hydrofuge et un bouche-pore de couleur claire.

Lire la suite

Ma pierre angulaire

  23 février 2021

Jean-Robert Grenier

Les premiers jours de 1979 furent mémorables. Juste après les Rois, les étranges, nouvellement arrivés au village célébraient, d’une maison à l’autre, l’évolution des travaux de restauration de chacun. Quelle bonne idée, me dis-je, que celle d’alimenter la flamme de « l’authentique » en partageant nos expériences avec celles d’autres passionnés ! C’est ainsi que, vers six heures du soir, une vingtaine de ces étranges débarquèrent chez nous en entonnant à pleine voix l’hymne des patrimoniaux :

Lire la suite

Ah! La base des poteaux de galerie

  23 février 2021

Pierre Bleau

Le présent article aborde les travaux de restauration des treize bases de poteaux de notre galerie. Cette intervention s’inscrit dans un plus vaste chantier, celui de la consolidation des assises et de la charpente de la galerie, de la rénovation du plancher, de la fabrication des marches et des contremarches, de l’ajout d’un treillis et de l’assemblage des composantes de la balustrade. La galerie est abritée par un auvent ; elle se déploie majestueusement sur deux façades avec, plus discrète, une petite section à l’arrière de la maison. 

Lire la suite

Une belle qui ne veut pas mourir : La maison de Zoé Casavant

  23 février 2021

Andrée Bossé

Amour, délice et orgue… La langue française, au pluriel, les décline au féminin. Saint-Hyacinthe, la famille Casavant, les grandes orgues et leur rayonnement international, tout nous rappelle cette entreprise prestigieuse. Au-dessus du portique d’origine, le chiffre « 83 » est buriné à l’acide sur le verre depuis près de 150 ans.

Lire la suite

Ma pierre angulaire

  5 décembre 2020

Jean-Robert Grenier

À l’instar de nos ancêtres bâtisseurs nous, les amoureux des vieux bâtiments, comme je l’écrivais dans un article précédent, cherchons l’authentique. Les frères Goyette de Verchères furent occupés à restaurer le rez-de-chaussée de la maison tout le long de l’été et de l’automne de l’an 1978. Les dix principales étapes de ces travaux furent :

Lire la suite

La toiture du père Noël

  5 décembre 2020

Pierre Bleau

C’est lors d’une brève conversation avec la nouvelle gardienne de nos enfants que nous découvrons le surnom dont on a affublé notre résidence, soit la « maison du père Noël ». Un sobriquet qu’elle explique par la couverture métallique ornée de sa cheminée en brique tout aussi rouge, aux fenêtres, des faux volets en aluminium d’un vert sapin et pour manteau, le revêtement de vinyle blanc. Pas évident pour la réputation de notre vieille dame !

Lire la suite

Ma pierre angulaire

  24 août 2020

Jean-Robert Grenier

Avant d’entreprendre le curetage complet de notre maison, nous devions attendre le départ de nos locataires. Or, un certain soir en mai 1978, les sœurs Provost, nous réservant une surprise, nous apprirent que les deux cheminées de la maison furent détruites par leur père aux premières heures du XXe siècle. Ce dernier avait décidé de moderniser la maison familiale et tant qu’à y être, de démolir du même coup son vieux bas-côté construit au XVIIIe siècle ; puis, d’un sourire narquois, elles nous dévoilèrent l’endroit où retrouver les terrasses des deux foyers. Génial, elles reposaient alignées au pied des marches de la porte principale de la maison. C’est un excellent début pour des restaurateurs en herbe, deux éléments d’origine retrouvés !

Lire la suite

Autour des retours d’avant-toit

  24 août 2020

Pierre Bleau

Pendant près de 115 ans, une maison peut accueillir ou subir la présence de ses occupants. Par exemple, vers 1923, notre demeure s’embourgeoise grâce à l’ajout d’une aile en devanture, une intervention dans la continuité du courant victorien de l’époque. Toutefois, il en est autrement en 1985, lorsque s’immisce la mode du revêtement de vinyle. Les installateurs doivent alors araser les chambranles, les consoles à denticules et les corniches à consoles pour poser ce parement synthétique. Un geste qui s’explique par la motivation du propriétaire à éliminer ses prochaines corvées de peinture ; c’est un argument mis de l’avant par les vendeurs du produit.

Lire la suite

L’effeuillage de ma pierre angulaire

  1 juin 2020

Jean-Robert Grenier

1978 est l’année qui précède les grandes décisions. L’année où nous devons apprendre à effeuiller délicatement couche par couche tous les printemps de la maison. L’année où nous devons apprivoiser le gardien de ces époques oubliées afin de mieux comprendre et de mieux découvrir ce qu’il a à nous révéler. De nombreux mystères sont au menu, car plus de 200 ans d’histoire ont beaucoup à raconter, à préserver et à mettre en valeur…

Un soir pluvieux d’octobre ’77, en arrivant à Calixa-Lavallée, une jeune femme fait du pouce sur la montée Labonté. Sans hésiter, je m’arrête et l’invite à monter dans ma voiture.

.

Lire la suite

Une corniche qui s’affiche

  1 juin 2020

Pierre Bleau

Avant de restaurer la corniche, il a fallu remplacer la toiture pour délimiter le débord du toit. Nous retenons donc les services d’un ferblantier couvreur de confiance. Il retire le profilé d’acier de couleur rouge des années 80 (et adieu aux bardeaux d’asphalte noir laissés en dessous), pour installer une tôle à joints pincés d’une teinte moins festive plus conforme au courant victorien de la maison. Le retrait de la vieille toiture laisse voir une saillie en piètre état. En effet, le couvreur de 1981 avait retiré les doucines et soufflé la planche de rive avec du bois traité pour ensuite recouvrir le tout d’une feuille d’aluminium blanc.

Lire la suite

Pierre Moussard, gardien de notre identité

  1 juin 2020

Clément Locat et Luc Charron

L’APMAQ a eu la chance à l’été 2019, de visiter quelques maisons anciennes de Calixa-Lavallée, puis de circuler sur le rang de la Beauce et constater que cette municipalité est un haut-lieu d’architecture traditionnelle au Québec, notamment par ses nombreuses maisons de pierre. Un des points forts de cette visite fut certainement la propriété de Pierre Moussard qui inclut, outre une maison exceptionnelle, plusieurs bâtiments agricoles d’une grande valeur.

Pierre Moussard, né en France dans la région du Jura a émigré au Québec afin d’éviter la conscription pour la guerre d’Algérie. Il traverse l’Atlantique, en 1957, à l’âge de 18 ans. À son arrivée, il s’installe à Montréal et vit de différents métiers, comme garçon d’hôtel puis courtier en livres.

Lire la suite

Maison ancestrale Guimont

  15 avril 2020

Dans la ravissante municipalité de Cap-St-Ignace (sur la Rive Sud de Québec), se trouve, discrète, une résidence classée en raison de son âge vénérable. Sa « classe » ne repose pas tant sur des considérations d’ordre esthétique puisqu’il s’en trouve de plus jolies. La nôtre se démarque par son authenticité, son intégrité et par le respect que son âge avancé impose. En fait, malgré son dos voûté, elle dégage une beauté intérieure de par son vécu ainsi que par son âme. Il faut dire que plusieurs de ses admirateurs la trouve charmante et … encore jolie!

Lire la suite

Les premiers jours de ma pierre angulaire

  5 mars 2020

Jean-Robert Grenier

Le jeudi, 1er juillet 1976, accompagnés d’un soleil radieux, nous quittons notre 3 ½ face à l’Université de Montréal. Aujourd’hui, nous déménageons à Calixa-Lavallée. La nouvelle autoroute 30 sera terminée cet au­tomne, nous emprunterons donc les petits chemins de campagne pour nous y rendre. Toutes fenêtres ouvertes, notre Fiat 128 pleine à craquer, roule en direction de la maison du bonheur. Quatre amis entassés dans une vieille Ford Econoline nous suivent avec notre déménagement. Chemin faisant, aux abords de la route, poules, vaches et moutons en liberté animent les paysages verdoyants de notre nouvel environnement et… ça sent bon !

Lire la suite

La renaissance d’une maison d’ouvrier

  5 mars 2020

Éric Martineau

J’ai acheté le 1 rue Barras à Lévis en septembre 2006. J’avais alors 24 ans, des moyens limités, peu d’expérience en rénovation mais, puisque j’avais toujours voulu ha­biter une maison ancienne, elle était parfaite pour moi en dépit de ses défauts et de son mauvais état. Si le projet m’avait semblé facile, il aurait perdu tout intérêt pour moi. Il y a quelque chose d’émouvant à redonner vie à un bâtiment malmené et défiguré au cours des années.

Lire la suite

Tarabiscoter sur une console

  14 décembre 2019

Pierre Bleau

Lors d’un ménage dans la cave de la maison, notre attention est attirée par un objet en bois accumulant la poussière dans un recoin. Possiblement, un souvenir laissé sur place par un précédent occupant de la maison. Sa forme est similaire à celle d’un appui-livres, mais l’évidence de traces d’usure sur la peinture et la présence de pourriture sèche démontrent un usage extérieur sous les intempéries.

Lire la suite

Ma pierre angulaire : récit d’une restauration d’une maison ancienne à Calixa-Lavallée

  13 décembre 2019

Jean-Robert Grenier

Février 1976, répondant à un appel de mon agent d’immeubles de Beloeil qui dit avoir trouvé une propriété répondant à nos attentes, je quitte Montréal dans ma Fiat 128 et me rends à ses bureaux. Après avoir pris connaissance sur papier de la propriété à visiter, je saute dans sa voiture et une vingtaine de kilomètres plus tard, nous empruntons la descente reliant Saint-Marc-sur-Richelieu et Verchères, sur le fleuve. À mi-chemin, arrivés à Calixa-Lavallée vers 17h30, nous tournons à droite sur le chemin de la Beauce et arrêtons juste après le cœur du village dans une entrée où s’y trouvent un calvaire et une vieille maison de ferme.

Lire la suite

La Maison de la musique de Sorel-Tracy

  26 octobre 2019

Andrée Adam

Au début des années 1900, la rue George, nommée ainsi en l’honneur du roi George III d’Angleterre, avait fière allure avec ses arbres feuillus, bordée de maisons bourgeoises, institutions et commerces. Cependant, au cours du XXe siècle, le tronçon reliant l’église Saint-Pierre au Carré Royal connaît différentes modernisations; la rue est pavée, les arbres sont plus rares et le patrimoine bâti a changé. Quelques maisons ont conservé leur cachet d’origine et leur fonction résidentielle ou d’affaires, d’autres ont été garnies d’espaces commerciaux en devanture.

Lire la suite

Mythes propagés sur les bâtiments anciens

  12 août 2019

Clément Locat en collaboration avec Michel Létourneau

Qui n’a pas entendu des remarques souvent insensées de gens prétendument experts touchant divers aspects reliés à la sauvegarde et la restauration de maisons anciennes? La prudence est de mise car les mythes se propagent parfois plus rapidement que la pourriture du bois! Nous tenterons donc, dans les lignes qui suivent, de déboulonner certains de ces mythes.

Lire la suite

Attention aux rayons de soleil

  12 août 2019

Pierre Bleau

La restauration de la maison Hormidas-Lauriault (1905) implique une remise en valeur du parement en bois des façades et de ses composantes ornementales. Une précieuse photographie prise dans les années trente permet d’apprécier l’amalgame des décorations d’inspiration victorienne de la façade principale dans toute sa splendeur. Cette vision idyllique est devenue notre cadre de référence et guide nos actions. Elle montre que des rayons de soleil ornent le fronton triangulaire, au-dessus de l’imposte de la porte-lucarne. Ils sont camouflés, depuis 1983, sous une armature de plastique blanchâtre, qui imite la planche de clin d’origine. Toutefois, l’espoir de retrouver les rayons intacts s’évanouit lors des travaux de dépouillement de l’enveloppe de vinyle. Le constat est brutal, il ne reste plus que des vestiges épars du frontispice original. Cette perte dramatique d’authenticité s’explique par l’intervention d’un installateur, qui a systématiquement éliminé, à coup de ciseaux à bois, la plupart des parures en saillie sur les murs extérieurs. Une décision que les vendeurs de produits contemporains s’abstiennent de dévoiler à leurs clients, à savoir : le sacrifice méthodique des éléments significatifs d’un style architectural. Cette intervention expéditrice requise pour fixer des fourrures en bois d’épinette (1 x 3), à espacement régulier, disposées à la verticale comme base de clouage au nouveau revêtement de finition synthétique.

Lire la suite

Un exemple de mécénat patrimonial : La maison Roy

  12 août 2019

La rédaction

Unique survivante d’une longue série de maisons victoriennes qui occupaient le côté est du chemin de la Côte-des-Neiges entre la rue Van Horne au sud et la voie ferrée au nord, la maison Roy abrite maintenant le Centre de pédiatrie sociale du Docteur Julien pour le quartier Côte-des-Neiges. Construite vers 1880, bien qu’on soupçonne que certaines parties soient beaucoup plus anciennes, la maison a été acquise par M. Michel-Éric Fournelle avec l’intention de la restaurer et de la mettre à la disposition du Dr Julien.

Lire la suite

Maison ancestrale Guimont

  8 juin 2019

Anne-Marie Guimont

Dans la ravissante municipalité de Cap-St-Ignace (sur la Rive Sud de Québec), se trouve, discrète, une résidence classée en raison de son âge vénérable. Sa « classe » ne repose pas tant sur des considérations d’ordre esthétique puisqu’il s’en trouve de plus jolies. La nôtre se démarque par son authenticité, son intégrité et par le respect que son âge avancé impose. En fait, malgré son dos voûté, elle dégage une beauté intérieure de par son vécu ainsi que par son âme. Il faut dire que plusieurs de ses admirateurs la trouve charmante et … encore jolie!

Lire la suite

Maison Fréchette : douze défis de restauration...

  10 février 2019

Annie Claessens et Patrick Soucy

Nous avons acheté cette ferme en octobre 2002. La ferme a été occupée durant 300 ans par les descendants directs de l’ancêtre François Freschet, arrivé de La Rochelle en 1677. Malgré l’âge de la maison (1895) et son état délabré, nous lui avons trouvé beaucoup de charme! Étant Fréchette de par ma mère et ayant été élevée dans une ancienne maison de pierres en restauration… ce choix me paraissait « normal »! De plus, la proximité de Québec pour notre travail professionnel était un atout. Dès l’achat de la maison, Patrick entreprit les travaux…et moi, les plans.

Lire la suite

L’histoire d’un fournil

  20 juillet 2018

La rédaction en collaboration avec Michel Gauthier et Andrée Boss

Après avoir restauré pendant des années et avec grand soin, sa maison de La Prairie, Michel Gauthier a fait l’acquisition, dans l’île d’Orléans, d’une autre maison ancienne, celle-ci déjà restaurée. Grâce à une photographie de 1925, il a découvert que le sol de sa nouvelle propriété cachait un trésor. En effet la photo montre, devant la maison récemment acquise, une autre maison, disparue depuis, et dont la pente aigüe du toit donne à penser qu’elle remonte au Régime français.

Lire la suite

Reproduire un bardeau chantourné

  20 juillet 2018

Pierre Bleau, ing., M. A. - Membre de l’APMAQ

Le propriétaire d’une maison ancienne doit veiller à réparer, restaurer et évidemment entretenir régulièrement sa propriété. Une obligation qui implique de sauvegarder, lors d’une intervention, le maximum d’authenticité au niveau des composantes décoratives originales. Malgré tout, la condition résiduelle de l’élément architectural impose parfois son remplacement. Évidemment, il faut résister à la tentation de remplacer une matière noble comme le bois par des matériaux composites ou synthétiques.

Lire la suite

La Maison Lenoblet-du-Plessis

  18 avril 2018

ANDRÉE ADAM, COMITÉ DE LA LUCARNE

En 1978, la municipalité de Contrecœur acquiert de la famille Richard, qui en fut propriétaire et occupante durant soixante ans, une maison et un vaste terrain dans le village. Grâce à un comité de bénévoles, sous la direction de Suzanne Parmentier, après un an de travaux pour la restauration de la maison et le nettoyage du terrain, la maison est ouverte comme centre culturel.

Lire la suite

La transformation d’une école de rang en résidence

  1 décembre 2016

Jean-Marie Lalande, Saint-Henri-de-Lévis

Après sa construction en 1908 selon un plan populaire du département de l’Instruction publique, « la petite école de rang de Saint-Henri» d’un étage de 20’x30’ a changé de vocation à deux reprises. En 1962, les autobus jaunes la privent de ses élèves; elle est vendue aux enchères pour 600$. Elle devient alors un chalet d’été pour une famille de Lévis et un refuge pour motoneigistes en hiver. Trente ans plus tard, nous en prenons possession pour en faire une résidence secondaire.

Lire la suite

Restauration de la maison Labelle, Saint-Joseph-du-Lac

  29 juin 2016

Ronald DuRepos

La maison Labelle fut construite vers 1850 et a été la demeure de la famille Labelle jusqu’en 1956, date où la maison et la terre furent vendues à un résident de Montréal. Ce dernier n’a jamais habité la maison ; sa priorité était d’exploiter la terre à des fins agricoles. Pendant 60 ans, la maison n’a pas ou très peu été entretenue.

Lire la suite

Restauration d’une maison de 1830 à Beaupré

  1 juin 2016

LE RÉCIT DE LA RESTAURATION D’UNE MAISON ANCESTRALE PAR TARA LYNN HOFFMANN ET MATHIAS HOFFMANN

La «Maison du docteur», comme on disait…

La date de construction de notre maison se situe officiellement entre 1830 et 1850. Ceci dit, un de nos voisins, un vieux monsieur natif de Beaupré, est sûr et certain que la maison a été bâtie en 1832. C’est une hypothèse soutenue par la chaîne de titres, le plus ancien remontant à 1835. Le recherche sur les origines de la maison n’est pas terminée.

C’est bizarre, mais l’histoire de cette maison est moins connue que celle des autres vieilles maisons dans les environs. C’est comme si la maison avait été oubliée : il faut dire qu’elle avait été bien délaissée par les anciens propriétaires. À notre connaissance, la maison ne figure dans aucune publication patrimoniale de la Côte-de-Beaupré.

Lire la suite

Restauration d’une maison de pièces sur pièces d’esprit français : du rêve à la réalité! partie 1

  1 juin 2016

Marjolaine Mailhot, propriétaire, Saint-Jacques-le-Mineur et Michel Bérubé, artisan-restaurateur, Lacolle

J’étais loin de m’imaginer que je posséderais un jour une maison de pièces sur pièces à queues d’aronde! Pour partager cette fabuleuse expérience, je vous présente ce premier article d’une série de trois portant premièrement sur la découverte de cette maison, suivie de sa restauration/reconstruction et finalement sa finition intérieure et extérieure. Je fais donc l’acquisition à l’été 2011 d’une vieille maison dans un milieu rural à Saint-Jacques-le-Mineur, avec un intérêt « rationnel » principalement pour la valeur du terrain, à proximité de Montréal et de St-Jean-sur-Richelieu. Malgré les évaluations pessimistes d’experts quant à la maison, je nourris l’espoir de pouvoir la restaurer. Déjà des caractéristiques externes éveillent mon attention et font référence à la maison d’esprit français comme le très faible exhaussement, les proportions de la maison, les petites ouvertures asymétriques, l’absence de lucarne, le toit pentu à deux versants droits et sans avant-toit, les rives des versants débordant peu des pignons.

Lire la suite

Restauration d’une maison de pièces sur pièces d’esprit français : du rêve à la réalité! partie 2

  1 juin 2016

Marjolaine Mailhot, propriétaire, Saint-Jacques-le-Mineur et Michel Bérubé, artisan-restaurateur, Lacolle

Pour faire suite au premier article paru dans le numéro d’hiver 2015-2016 de La Lucarne situant cette maison vers la fin du 18e siècle, nous ferons ici la description des différentes étapes de sa restauration.

CONSTATATIONS DE L’ÉTAT DE LA MAISON

Cette maison de trente pieds par vingt-quatre pieds dotée d’un toit pentu de 52 degrés avait été recouverte au fil des années de plusieurs couches de matériaux divers qui camouflaient son véritable état. Le curetage s’est effectué à l’automne 2011 et s’est poursuivi à l’intérieur pendant l’hiver. Des pièces majeures devaient être réparées ou remplacées : la base de la maison (sole) qui avait malheureusement été enterrée ainsi que les pièces sous les fenêtres et des pièces intermédiaires à coulisses étaient pourries; l’humidité de la cave de pierre sur terre battue avait aussi atteint les extrémités des lambourdes. Des pièces avaient même été coupées à deux endroits à la scie mécanique pour tenter d’installer une porte patio. Le carré de la maison avait une déviation de quelques degrés dont il faudra tenir compte lors du remontage.

Lire la suite

Restauration d’une maison de pièces sur pièces d’esprit français : du rêve à la réalité! partie 3

  1 juin 2016

Marjolaine Mailhot, propriétaire, Saint-Jacques-le-Mineur et Michel Bérubé, artisan-restaurateur, Lacolle

Le choix de la finition intérieure lors d’une restauration doit être mûrement réfléchi. La restauration exige de respecter, autant que faire se peut, les indices observés lors du curetage. Voici donc comment nous avons reconstitué l’intérieur de cette maison tel qu’il était au tournant du 19e siècle.

Lire la suite

Histoire incroyable, mais vraie!

  1 juin 2015

Madame Claire Julien

DÉCOUVRIR ET SAUVER UNE VIEILLE ÉCOLE CONSTRUITE EN 1841 GRÂCE À DES SOURIS!

Cela peut vous sembler bizarre, n’est-ce pas? Je me présente, Madame Claire Julien! À l’achat de cette maison résidentiel et commerciale ordinaire en 1999 situé sur une rue principale dans le comté de Joliette, l’année de la construction étant inconnu pour l’avant de la bâtisse, mais pour la rallonge et le sous-sol cela furent construits en 1963. Je ne m’attendais surtout pas à découvrir un secret si bien caché grâce à des petites souris!

Lire la suite
Retour
Avant de naviguer sur notre site, veuillez accepter notre politique d'utilisation des cookies.