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Nouvelles



La passion des vieux livres

  1 juin 2020

Par Andrée Adam

Ah, le plaisir de se tapir dans son nid, de nettoyer, classer, redécouvrir des objets, des collections, des photos, des livres! Vous avez renoué avec vos anciennes passions, développé des projets à concrétiser ou des ambitions à réaliser... pour votre chez-soi ou votre vieille maison.

Votre petite marche quotidienne vous a-t-elle amené à voir votre quartier, village et environnement d’un œil différent ? Lors d’une courte halte, je me suis surprise à contempler un arbre imposant : quel âge a-t-il, quelle essence ? Raconte-moi, qu’est-ce que tu fais là avec ton nid d’écureuils abandonné accroché aux branches, entre asphalte et gazon, flanqué d’un lampadaire crochu, face à un bungalow fin XXe siècle ? Quels sont tes chances de survie au XXIe siècle ? Ton histoire m’aidera peut-être à comprendre la mienne, à me poser les bonnes questions, à redessiner mon environnement.

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Entrevue avec Olivier Toupin, un artisan maçon et un conservateur du patrimoine en devenir

  1 juin 2020

Pas Louis Patenaude

Comment êtes-vous devenu maçon ?

Je suis « né dedans ». Mon père est un artisan-maçon et j’ai grandi dans une maison du XVIIIe siècle à Calixa-Lavallée. L’été de mes 15 ans, j’ai travaillé sur un chantier à différentes tâches liées à la restauration. Par la suite, je me suis inscrit au CÉGEP du Vieux-Montréal en techniques architecturales et j’ai obtenu mon DEP (diplôme en études professionnelles), en briquetage-maçonnerie, de l’École professionnelle de Saint-Hyacinthe. Après avoir travaillé à la pose de briques pendant un certain temps, j’ai entrepris un baccalauréat en histoire de l’art à l’UQAM afin de me doter des connaissances nécessaires à une compréhension de l’historique des bâtiments anciens.

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Maison en quête de destin

  1 juin 2020

On sait quel grand collectionneur a été Robert-Lionel Séguin. Il aurait rassemblé au cours de sa vie 35 000 objets tous évoquant la vie quotidienne de nos ancêtres. C’est donc sans grande surprise que l’APMAQ a appris, il y a peu, qu’il avait acquis une maison de colonisation et l’avait réinstallée à Rigaud afin de la sauvegarder. Il s’agit d’une maison construite, dans cette région, vers 1850 et longtemps habitée par la famille Hayes. Or, l’avenir de cette maison est incertain. C’est dans un souci de sauvegarde patrimoniale que les propriétaires se sont adressés à l’APMAQ avec le projet de céder la maison à un particulier ou à une entité publique qui saura la préserver et la mettre en valeur.

L’édification de ces petites maisons s’est poursuivie jusque dans la deuxième moitié du XIXe siècle. L’augmentation des surfaces cultivées et une certaine aisance ont permis la construction de résidences au goût du jour, plus grandes et mieux éclairées; il n’était pas rare, alors, que la maison initiale soit rattachée à la nouvelle résidence comme cuisine d’été.

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L’effeuillage de ma pierre angulaire

  1 juin 2020

Jean-Robert Grenier

1978 est l’année qui précède les grandes décisions. L’année où nous devons apprendre à effeuiller délicatement couche par couche tous les printemps de la maison. L’année où nous devons apprivoiser le gardien de ces époques oubliées afin de mieux comprendre et de mieux découvrir ce qu’il a à nous révéler. De nombreux mystères sont au menu, car plus de 200 ans d’histoire ont beaucoup à raconter, à préserver et à mettre en valeur…

Un soir pluvieux d’octobre ’77, en arrivant à Calixa-Lavallée, une jeune femme fait du pouce sur la montée Labonté. Sans hésiter, je m’arrête et l’invite à monter dans ma voiture.

— Bonsoir, où allez-vous ?
— Ah, je ne vais pas très loin.

Mon mari et moi habitons le Second-Ruisseau, à deux milles et demi d’ici.

 Je vous y amène avec plaisir, montez, vous risquez de vous enrhumer par une pluie si froide !

Rendus chez elle, elle m’invite à visiter sa vieille maison de pierres en restauration depuis plus d’un an. C’est le coup de foudre !

— Qu’elle est belle… votre maison, comme ça sent bon chez vous, qu’elle est cette odeur ?
— C’est le parfum du bois de pin, me dit-elle.

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Le Manoir Mauvide-Genest, un des plus importants vestiges du régime seigneurial de la Nouvelle-France mis en péril par sa municipalité

  1 juin 2020

Guillaume Boisjoli Côté, historien et directeur du Manoir Mauvide-Genest

Le conseil municipal de la Municipalité de Saint-Jean-de-l’Île-d’Orléans songe à vendre le Manoir Mauvide-Genest pour défaut de paiement des compensations pour services municipaux (en lieu de taxes). Cette éventualité est malheureuse si l’on considère que la municipalité devrait plutôt reconnaître l’infortune de l’institution en aidant le nouveau conseil d’administration dans son plan de relance. Elle remplirait ainsi son rôle de protectrice du patrimoine comme le prévoit la Loi sur le patrimoine culturel.

Cependant, pour toute personne sensible à l’histoire, il apparaît évident que le manoir est plus qu’une simple marchandise culturelle qui peut être monnayée. Classé immeuble patrimonial (Québec) et lieu historique national (Canada), il s’inspire des palais urbains de la Nouvelle-France. Son intérieur témoigne d’ailleurs d’une enfilade de pièces typiques des maisons bourgeoises du XVIIIe siècle. Ce type de manoir est malheureusement rare au Québec puisque la plupart ont disparu ou sont en piètre état.

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La maison à murs-pignons découverts modifiée

  1 juin 2020

Denise Caron, historienne

La maison de pierre à murs-pignons découverts, très populaire dans la première moitié du XIXe siècle, se démarque principalement par un exhaussement du mur-pignon surmonté d’une imposante cheminée double (voir l’article précédent dans La Lucarne - printemps 2020). Avec le temps, l’exhaussement du mur-pignon découvert est source de problèmes. Plus exposé aux éléments, il s’effrite (ill. 1) ou constitue une source d’infiltration d’eau, à la jonction du mur-pignon et du toit. Tout cela demande un entretien fréquent.

Sans doute par souci d’économie à long terme, ou par un effet de mode consistant à prolonger le toit sur le mur-pignon, la majorité des maisons à murs-pignons découverts ont été reconfigurées en faisant disparaître ses principales caractéristiques : l’exhaussement, la cheminée double et une partie des pierres des corbeaux (ill. 5). Ces éléments distinctifs étant détruits, la maison prend alors l’allure d’une maison de pierre « traditionnelle » se fondant dans le paysage architectural faisant passer sous le radar leur passé de maison à murs-pignons découverts (ill. 8).

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