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L’effeuillage de ma pierre angulaire

1 juin 2020

Jean-Robert Grenier

1978 est l’année qui précède les grandes décisions. L’année où nous devons apprendre à effeuiller délicatement couche par couche tous les printemps de la maison. L’année où nous devons apprivoiser le gardien de ces époques oubliées afin de mieux comprendre et de mieux découvrir ce qu’il a à nous révéler. De nombreux mystères sont au menu, car plus de 200 ans d’histoire ont beaucoup à raconter, à préserver et à mettre en valeur…

Un soir pluvieux d’octobre ’77, en arrivant à Calixa-Lavallée, une jeune femme fait du pouce sur la montée Labonté. Sans hésiter, je m’arrête et l’invite à monter dans ma voiture.

— Bonsoir, où allez-vous ?
— Ah, je ne vais pas très loin.

Mon mari et moi habitons le Second-Ruisseau, à deux milles et demi d’ici.

 Je vous y amène avec plaisir, montez, vous risquez de vous enrhumer par une pluie si froide !

Rendus chez elle, elle m’invite à visiter sa vieille maison de pierres en restauration depuis plus d’un an. C’est le coup de foudre !

— Qu’elle est belle… votre maison, comme ça sent bon chez vous, qu’elle est cette odeur ?
— C’est le parfum du bois de pin, me dit-elle.


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